Appel à constitution : Pour un Parti des Travailleurs

Publié le par La Commune

Je verse ce texte, qui me parait particulièrement important et lucide, au débat pour la reconstruction d'un parti révolutionnaire. Personnellement je le signe des deux mains, avant d'en discuter avec les autrea camarades du CAPM et du département Finistère.

Laurent, Morlaix

    

UNE ORGANISATION DE RUPTURE AVEC CE GOUVERNEMENT ET SES SOUTIENS, VERTS ET FRONT DE GAUCHE

Après les Européennes :

Le verdict impitoyable des masses, y compris pour le NPA...

Séisme, tremblement de terre, débâcle, Bérézina, les qualificatifs ne manquent pas pour caractériser les résultats des élections européennes en France, le 25 mai dernier. Mais, somme toute, comment ne pas voir que les  municipales d’avril dernier avaient déjà constitué une répétition générale de ce tsunami politique ? Une abstention record, une claque et un désaveu de tous les partis institutionnels et un enracinement électoral du FN.
Comme aurait dit La Fontaine : Les partis politiques malades de la peste :
« Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés » : Implosion de l’UMP, effondrement abyssal du PS, poursuite du déclin du PCF-Front de gauche et, disons-le tout net, débâcle-déroute du NPA qui touche le fond.

Mystifications et manipulations sur la prétendue montée du FN

Il y a eu deux affirmations au soir des résultats électoraux, fruits, au choix, de l’ignorance, de la bêtise, de la volonté de mentir ou plus simplement de l’erreur d’appréciation
1- « 25% des électeurs ont voté FN », entendu de la bouche des hommes politiques et commentateurs.
2- « Ce sont les ouvriers, les jeunes et les couches populaires en général qui ont voté FN »
Les mêmes balivernes que pour les municipales d’avril en somme.
Alors rappelons à ces gens, la plupart de mauvaise foi, que la leçon majeure est, à nouveau le record d’abstentions, qui détermine la réalité de la situation et des rapports de force. Prenons à ce sujet les chiffres officiels du ministère de l’Intérieur ;
Avec 57%, l’abstention, certes inférieure à 2009 (59, 36%) se situe un tout petit peu sous le chiffre de 2004 (57,2%)
Et donc, n’en déplaise à beaucoup, si on rapporte les résultats exprimés pour chaque parti par rapport aux inscrits, cela donne la réalité suivante du poids réel des partis institutionnels et des autres :

    Nombre    % Inscrits    % Votants
Inscrits    46555 253       
Abstentions    26802 113     57   
Votants    19 75310    42,43   
Blancs    548 554    1,18    2,78
Nuls    248 950    0,53    1,26
Exprimés    1895566    40,72    95,96

Nuances de listes    Voix    % Inscrits    % Exprimés    Sièges
Listes Extrême gauche      303 561        0,65           1,60           0
Listes Front de Gauche    1200389       2,58            6,33           3
Listes Union de la Gauche    2649202       5,69         13,98         13
Listes Divers gauche    602 384       1,29           3,18           1
Listes Europe-Ecologie-Les Verts    1695914       3,64           8,95           6
Listes Divers    831 767       1,79           4,39           0
Listes Union du Centre    1883051       4,04           9,93           7
Listes Union pour un Mouvement Populaire    3942766       8,47         20,80         20
Listes Divers droite    1133919       2,44           5,98           0
Listes Front National    4711339     10,12         24,85         24
Listes Extrême droite          1344       0,00           0,01                  0

(Site ministère de l’intérieur)

En clair, l’UMP pèse désormais en réalité 8,47% de l’ensemble de l’électorat, le PS : 5,69 %, le Front de gauche 2,58 %, les Verts : 3,64 % et le FN…10,12%
Le FN ne pèse, insistons, que 10,12 % de l’ensemble de l’électorat. Dit autrement, 90% des français en âge de voter n’ont pas voté FN…Certes, c’est 10% de trop, mais il n’y a pas de quoi dire : « tous aux abris ! »

Et le FN perd même des voix, eh oui ! A la Présidentielle de 2012, Marine Le Pen recueillait 6,4 millions de voix. A ces Européennes de 2014, on vient de le voir dans le tableau ci-dessus, le FN obtient 4, 711 339 millions de voix, soit une perte de…1,7 million d’électeurs. Il perd beaucoup moins que les autres partis, mais lui aussi perd. L’a-t-on entendu de la part de nos politiques, y compris dans le NPA ? Certes, d’élection en élection, le FN a acquis une surface électorale nationale et nous sommes les premiers à ne pas nous en réjouir.
 Mais monter systématiquement en relief le danger d’un FN hégémonique, conquérant y compris dans la classe ouvrière est tout simplement une volonté délibérée de faire peur pour monter une opération d’union sacrée, de « Front républicain-Front populaire » pour protéger, au prétexte d’antifascisme, ce gouvernement et ses satellites. C’est une mystification montée de toute pièce. Nous la rejetons.

Si on analyse l’abstention dans les départements et villes ouvrières et populaires, même constat : dans le 93 : 68,78% (dont Saint Denis : 75%), le 94 : 59,31%, (dont Alfortville : 60%, Villeneuve Saint Georges : 70%) le 95 : 61,78%, le 91 : 57%, le 77 : 59,63%, dans le Nord-Pas-de Calais : 58,72%, etc. Dans les bureaux de vote des cités ouvrières, sur tout l’hexagone, les chiffres là aussi parlent : le taux d’abstention passe allègrement de 60 à 96% ! Quant aux records absolus, ils s’établissent en Guadeloupe, 90,74%, en Martinique, 88,58% et autres iles de l’Outre-mer où, soulignons-le, le FN peine à faire aux environs de 4% !

Le vote ouvrier : jusqu'à 96% d’abstention !

A Mulhouse par exemple, la ville ouvrière de PSA, l'abstention dans les deux grandes cités populaires concentrant la plus grande partie des ouvriers et employés de la ville a atteint des sommets : 90% et parfois 96% dans certains bureaux de vote. Même chose dans les autres cités ouvrières ou petites villes alentours. Alors, il est où, ce vote FN des ouvriers, il est où ? Le plus désolant, c’est que cette fable circule dans le NPA sans qu’à aucun moment, ceux qui affirment cela aient le courage de vérifier les chiffres ! Fort heureusement, nous connaissons dans le NPA des militants honnêtes qui n’avalent pas les couleuvres.
A Bayonne, en Pays Basque, le FN obtient dans ces élections 15,24%, soit 1765 voix, et devient, si on suit le raisonnement des « observateurs », le 3e parti de la ville. Tu parles ! Un mois auparavant, le FN n’avait même pas réussi à déposer une liste aux municipales, faute de candidats suffisants…
A Mantes-la ville, dans les Yvelines, le FN qui a remporté la mairie est incapable de la gérer, faute d’hommes et de femmes en capacité de le faire !

C’est bien l’abstention qui marque la situation politique en France. Elle est une expression particulière, spectaculaire, incontournable de la lutte des classes. Elle est le point le plus élevé du rejet des partis institutionnels de gauche comme de droite, qui passent aux yeux des larges masses pour avoir, peu ou prou, la même politique anti-ouvrière. Ont-elles raison de penser ainsi, ces masses qui ont fait par millions la grève du vote ? Oui, elles ont raison.
 Raison aussi de considérer que ceux qui, Front de gauche et autres Mélenchon et  satellites, font de l’opposition salonnarde, avec  des mots très « radicaux » plein la bouche et  le verbe haut ne cessent en réalité de capituler face à ce gouvernement dont ils sont une béquille essentielle. Et de leur faire payer en se détournant d’eux. Bien sûr, on va encore nous dire que les abstentionnistes n’offrent aucune perspective politique ! Ah, parce que les partis politiques de gauche en offrent une, de perspective politique ? Oui, ils en ont une : celle des attaques anti-ouvrières contre le droit au travail, les salaires, la Sécurité sociale, les retraites… Et les partis tels que le NPA, censés avoir une politique anticapitaliste passent leur temps à jouer les mouches du coche du Front de gauche, à le courtiser, le solliciter, pour devenir dedans ou dehors une composante du Front de Gauche. Et ainsi, depuis sa création en 2009, le NPA s’est enlisé dans l’électoralisme impuissant.

Quel bilan électoral pour le NPA ?

D’ailleurs, dans ces élections, quel bilan pour le NPA ? A-t-il capitalisé dans ces élections, a-t-il recruté parmi la jeunesse, majoritairement abstentionniste, (1) parmi les masses ouvrières qui ne se reconnaissent plus dans les partis censés les défendre ? Que non. Pire encore, on assiste à l’accentuation d’un  effondrement tragique et inexorable depuis 2009.
Nationalement, le NPA recueille 74 770 voix dans cinq circonscriptions métropolitaines sur sept, globalement 0,39 % des exprimés et 0,54 % là où il se présentait). Cela représente aux environs de 0,17 des inscrits, un résultat de secte groupusculaire ! Pour rappel, le NPA avait recueilli 4,88% en 2009 !
Besancenot fait en Ile-de-France un époustouflant 0,88%, soit 0,5% des inscrits ( 3,48% en 2009) pendant que le camarade Poutou recueille 0,54%, soit 0,30 % des inscrits. (5,62% en 2009 !)

Dans les villes d’ancienne implantation LCR, comme à Anglet (côte basque), la débâcle électorale est à pleurer :
Aux municipales 2008, la liste LCR recueillait  un score honorable de 5,91% et 1020 voix, aux européennes de 2009, la liste NPA obtenait 4,45 % et 541 voix, aux récentes municipales d’avril dernier, la liste tombait à 3,33% et 601 voix, perdant donc 400 voix et enfin, lors de ces Européennes, Philippe Poutou a obtenu péniblement 0,60% des votants avec…80 voix !
A Anglet (64), comme dans nombre d’endroits en France, le NPA s’est présenté sur une liste commune avec du PCF et le PG local. Qui plus est, circonstance aggravante, se présenter ensemble avec ces forces politiques farouchement opposées au droit du peuple basque à disposer de lui-même, qui passent leur temps à ostraciser les militants indépendantistes et leurs organisations est une faute grave dans une commune du Pays Basque. N’y-a –t-il pas là l’explication de la déroute ? Inutile de préciser que le NPA local a régressé à une triste poignée  de militants. Inévitable.
Et que dire de Guéret, dans la Creuse, où le NPA s’est présenté, pour quelques strapontins,  avec…le PS ! Désormais, ces élections sonnent le glas, aussi, du NPA en tant que parti qui se voulait de masse. Terminé, De profundis, les prétentions de 2009. Le NPA est devenu une secte moribonde parmi d’autres.

Manifestations lycéennes : la manipulation du « Front républicain »

Rappelons donc que les affirmations selon lesquelles les jeunes ont voté pour le Fn sont mensongères. 73% des jeunes de moins de 35 ans se sont abstenus, 9% de ceux qui ont voté l’ont fait pour le FN. Par conséquent,  pour toute personne honnête, cela signifie qu’au pire, moins d’un jeune sur 10 a voté FN ! Dit autrement pour être encore plus clair : plus de 9 jeunes sur 10 n’ont pas voté pour le FN. Qu’on  nous démontre le contraire
Au lendemain des résultats électoraux, il y a eu des manifestations de lycéens dans plusieurs villes de France. En soi, l’indignation des jeunes lycéens face aux résultats du FN est bien entendu saine et compréhensible, bien entendu. Seulement, cette saine aspiration a été très vite, quasi-immédiatement instrumentalisée par les partis qui avaient intérêt à ne pas donner les véritables clés de la compréhension à ces jeunes. Et ces partis les ont jetés dans le mur du «  Front républicain » aux forts relents de chauvinisme. Ainsi à Lyon, le 29 mai, il y avait un petit millier de jeunes dans la rue. Un tract commun JC-PG-UNEF-FIDL-MJS-Jeunes écolos-SOS racisme, distribué par la plupart des organisations politiques disait : «  soyons fiers de notre pays, de notre République » et une banderole déployée sur le parvis de l’Hôtel de ville clamait : «  La France on l’aime, non au F-haine » et les JC avaient apporté des drapeaux tricolores !  Et tous de chanter la Marseillaise ! Même scénario dans la plupart des villes. En clair, luttons contre le FN en étant encore plus chauvins et franchouillards que lui ! Le FN est moins Français, moins patriote que nous !
 Nous n’avions rien à faire dans  ces manifestations, sinon pour dénoncer ceux qui prétendent lutter contre le FN alors que leurs propres partis expulsent ou sont complices des expulsions à tour de bras des immigrés et des Roms et qui se taisent devant la politique raciste des gouvernements successifs, de gauche comme de droite, dont le dernier en date, ce gouvernement Hollande-Valls. Le FN éructe sa haine, mais c’est le PS et ses alliés du Front de gauche qui promulguent et appliquent les lois racistes. Voilà ce qu’il fallait dire aux lycéens qui l’auraient parfaitement compris. Pour les tenants du « Front républicain », ces manifestations se voulaient en réalité des manifestations anti-abstentionnistes, désignés comme les responsables des résultats du FN ! Quelle forfaiture...

La faillite intellectuelle de la majorité

D’ailleurs, on a entendu au soir des résultats électoraux une série de journalistes accuser carrément les abstentionnistes des résultats du FN.
On retrouve ce même empressement à expliquer les résultats par le prétendu vote des ouvriers et des jeunes pour le FN (depuis les municipales d’ailleurs) chez nos grands chefs de la majorité, Sabado-Sandra Demarcq- Lemaître et consorts. C’est bien plus pratique que d’avoir à expliquer les résultats du NPA par une vision honnête et franche de la politique menée par eux. En gros, c’est toujours de la faute des ouvriers et des jeunes, ces idiots, ces benêts qui ne comprennent pas la vrai politique, celle des gens éclairés comme eux. Faillite intellectuelle d’une majorité qui aspire à rejoindre la grande famille du Front de gauche, dans laquelle elle retrouverait ses frères de sang et de politique  de la GA et autres rescapés de la GU.

Le NPA  entraîné lui aussi par le rejet ouvrier et jeune :

1. Le NPA, sous la direction et l’orientation qui lui a été imprimée, a progressivement tourné le dos à l’espoir qu’avait suscité sa création en 2008-2009, comme le prouve l’hémorragie continue de ses effectifs (de 9300 à  désormais à peine environ 1000 membres aujourd’hui, soit plus de 8000 départs, un record dans l’histoire des partis de ce pays !)

2. Le NPA a été confisqué par une clique « dirigeante » qui capitule toujours plus ouvertement  devant le Front de gauche avec lequel elle entend nouer une alliance politique permanente et électoraliste.

Après les Européennes, une situation politique qui ne laisse aucune place à la capitulation devant le « Front de gauche-Front Populaire

3. Le rapprochement du NPA toujours plus poussé avec le Front de gauche, en particulier sur le terrain électoral mais aussi lors des manifestations « citoyennes » pare-feu de Mélenchon-Laurent prétendant « faire pression à gauche » sur le gouvernement Hollande-MEDEF  (sans oublier les appels « unitaires » à « une autre réforme des retraites »), est la cause première du délitement et de la crise chronique du NPA. Le « départ » de la « gauche unitaire » puis de « la gauche anticapitaliste » (subventionnée par le NPA à hauteur d’un don de près d’un million d’euros !) vers le Front de gauche en ont été le symptôme et le signe annonciateur.

4. Le Front de gauche, vertébré par l’appareil stalinien, est une coalition qui se situe de plain-pied dans le cadre de la « majorité gouvernementale » et de ses « réformes », tout comme il se situe dans le cadre de l’Union européenne et son refus de rompre avec elle et ses institutions. Ce « Front populaire de combat » sans combat, se dresse systématiquement contre la lutte de classes, notamment au travers des positions-clé qu’il détient dans la CGT, la CFDT et la FSU.

5. Le régime interne de l’actuel NPA est un régime à la morale à géométrie variable où la cuisine de couloir tient lieu de débat et où les droits des militants sont continuellement bafoués par une clique sans principes. Le poison du stalinisme dont parlait Trotsky  a fait son œuvre. Là aussi, la forme détermine et caractérise le contenu. Une politique de capitulation nécessite un régime interne étouffant.

6. Nous ne saurions identifier une grande partie de  la base du NPA aux dirigeants qui l'ont conduit à la banqueroute et nous affirmons qu’il existe au sein de ce parti un important courant, profondément sain qui tente de redresser le NPA, le courant Anticapitalisme et Révolution, impulsé par des militantes et des militants combattifs et lutte de classes, comme en témoigne la formidable grève des postiers du 92 pour laquelle on attend encore une prise de position publique commune des trois porte-parole qui ont pourtant occupé les médias durant les Européennes. S’il y a encore un espoir dans le NPA, il est de ce côté-là, du côté du courant A-R, nulle part ailleurs.

7. Avec des millions de salariés, de jeunes, de mères de familles et de retraités, nous considérons qu’il n’y a décidément rien à attendre du terrain électoral où « personne ne nous représente »  La participation des militants anticapitalistes aux élections dépend des circonstances et ne saurait être une règle intangible. (Ainsi, par exemple, il y a avait matière à boycotter ces élections européennes).

8. Plus que jamais, la lutte de classes encadre les élections, comme en atteste la montée en puissance des abstentions ouvrières, enregistrée à chaque « consultation » électorale

9. Face à l’électoralisme récurrent de la direction du NPA, force doit rester à la lutte de classes ; seule la lutte de classes paie. 

10. l’heure est à la préparation de la grève générale pour le retrait total et définitif des plans du gouvernement de destruction de la Sécurité sociale et de baisse des salaires ; pour l’interdiction  les licenciements, contre le Pacte de responsabilité etc.

11. l’heure est à la mobilisation pour les revendications ouvrières et jeunes, pour la rupture avec l’UE, ses institutions et ses directives.

Il est grand temps !
C’est pourquoi,
Nous militants anticapitalistes, de tous horizons : sans-partis,  trotskystes, anarchistes, syndicalistes, libertaires, prenons dès maintenant, la décision de constituer La Commune, une organisation qui, à l’image de ce que furent les principes fondateurs du NPA de 2009, « fasse vivre le meilleur de l'héritage de celles et ceux qui ont affronté le système depuis deux siècles, celui de la lutte des classes, des traditions socialistes, communistes, libertaires, révolutionnaires. » ; une organisation qui s’inscrit donc dans la continuité du combat séculaire pour libérer l’humanité des chaînes de l’exploitation et du joug de l’oppression. Notre journal mensuel s’intitulera : La Commune, en référence à la Commune de Paris, premier gouvernement ouvrier authentique où les ouvriers parisiens partirent à l’assaut du ciel. Ceux d’entre nous, la grande majorité, qui étions au NPA quittons ce jour cette organisation dont il n’y a plus rien à attendre, malgré nos 6 années d’efforts.
Nous appelons les militantes et les militants qui aspirent à une organisation  pour la -lutte de classes à nous rejoindre, pour, qu’enfin, puisse se construire dans un avenir proche,  en toute indépendance et en toute liberté, un  parti ouvrier anticapitaliste, internationaliste, antibureaucratique et  démocratique. Un parti  au service de toute la population laborieuse et pauvre et de ses besoins immédiats, vitaux et fondamentaux. Un parti de femmes  et d’hommes  libres.
Dans l’immédiat, nous constituons donc La Commune, qui s’inscrit dans la perspective d’un Parti des Travailleurs, un parti de lutte contre le patronat, et de rupture avec le gouvernement Hollande-Valls et ses soutiens Verts et Front de gauche.

Dans la lutte de classes, par la lutte de classes, pour la lutte de classes
Vers le socialisme !

Premiers signataires :

LISTE DES PREMIERS SIGNATAIRES

Eric Desrues, fonctionnaire, sympathisant NPA, Oizon, 18, Cher ;

Jérôme Lefaure, ancien conseiller municipal, membre du NPA 2009-2014, Semarey, 21, Côte-d’Or ;

Sandrine Lefaure, Semarey, 21, Côte d’Or ;

Sébastien Gauthier, chômeur, Dannemarie, 28, Eure-et-Loir ;

Roman Charpentier, Labenne, 40, Landes ;

Modesto Muller, Magesq, 40, Landes ;

Alain Foulon, employé de la Sécurité sociale, (NPA de 2009 à 2013), Angers, 49, Maine-et-Loire ;

Hervé Blino, entré au NPA en 2009, syndicaliste, Peillac, 56, Morbihan

Jérôme Pavillon, grutier, Breles, 60, Oise ;

Amélie Gauthier, magasinière, Breles, 60, Oise ;

Julie Charmoillaux, archéologue, NPA Clermont-Ferrand, (2013-2014), 63, Puy-de-Dôme ;

Francis Charpentier, responsable du comité NPA Pays Basque, entré à la LCR en 1973, membre fondateur du NPA, syndicaliste, Briscous, 64, Pays Basque ;

Ada Degert, syndicaliste, entrée au NPA en 2010, fondatrice du comité des précaires de l’Education nationale au Pays Basque, Anglet, 64, Pays Basque ;

Alain Degert, entré au NPA en 2010, chômeur, Anglet, 64, Pays Basque ;

Eliane Arana, membre fondatrice du NPA, retraitée, Bayonne, 64, Pays Basque ;

Dominique Gilbert, délégué au congrès de fondation du NPA, Anglet, 64, Pays Basque ;

Jenofa Serbielle, entrée au NPA en 2010, fonctionnaire territoriale, Mauléon, 64, Pays Basque ;

Marc Leroy, membre du NPA depuis 2010, retraité, Alos-Sibas-Abense, 64, Pays Basque ;

Dominique Charpentier, infirmière retraitée, membre fondatrice du NPA, Briscous, 64, Pays Basque ;

Rémy Piriou, apprenti, entré au NPA en 2011, Alos-Sibas-Abense, 64, Pays Basque ;

Antoine Deseure, apprenti, entré au NPA en 2011, Alos-Sibas-Abense, 64, Pays Basque ;

Camila Forte, apprentie, entrée au NPA en mars 2014,  64, Pays Basque ;

Gérard, entré au NPA en 2010, Mauléon, 64, Pays Basque ;

Régis Ousset, employé municipal, entré au NPA en 2011, Hendaye, 64, Pays Basque ;

Pedro Carrasquedo, archiviste, délégué au congrès de fondation du NPA, membre du CPN, syndicaliste, délégué du personnel au ministère de la Culture, militant trotskyste depuis 1967, Montory, 64, Pays Basque ;

Alan Charpentier, ingénieur en informatique, membre fondateur du NPA, Briscous, 64, Pays Basque ;

Corinne Leroy, ambulancière, votante NPA, Alos-Sibas-Abense, 64, Pays Basque ;

Oihana Orayen, ATSEM Education nationale, votante NPA, Ustaritz, 64, Pays Basque ;

Damar Vasquez-Diaz, retraitée, Anglet, 64, Pays Basque ;

Karin Hélène-Louise Ricard, commerciale, votante NPA, Anglet, 64, Pays Basque ;

Bernard Perez, artiste-peintre, Biarritz, 64, Pays Basque ;

Brigitte Saint Pé, chômeuse, Biarritz, 64, Pays Basque ;

Maria Carrasquedo, biologiste, NPA 2009-2012, Irunea, Hegoalde, Pays Basque ;

Agnès Martirein, ATSEM, Education nationale, Anglet, 64, Pays Basque ;

Domingo Blaya Barrea, enseignant, Gasteiz, Hegoalde, Pays Basque ;

Ion Tomao, artiste-sculpteur, Villefranque, 64, Pays Basque ;

Isabelle Foucher, archiviste, membre fondatrice du NPA, candidate NPA aux élections législatives de 2012, porte-parole de la campagne NPA aux élections municipales 2014 à Paris, tête de liste dans le 3e arrondissement de Paris, candidate aux élections européennes sur la liste Besancenot de juin 2014, syndicaliste, Paris ;

Daniel Petri, cheminot, militant trotskyste depuis 1975, ancien conseiller municipal d’Alfortville (Val-de-Marne), NPA Paris 13e ;

Wladimir Susanj, adjoint technique, membre fondateur du NPA, membre du CPN, syndicaliste ; Paris, 3e ;

Sylvie David, fonctionnaire, sympathisante NPA, Paris 3e ;

Patrick Certini, salarié, syndicaliste ; Paris 4e ;

Christophe Excoffier, employé ; Paris 12e ;

Violetta Noulet, fonctionnaire, sympathisante NPA, Paris 13e ;

Pierre-Yves Chiron, membre fondateur du NPA, magasinier, syndicaliste, Paris 15e,

Guy Bernard, membre fondateur du NPA, employé, syndicaliste, Paris 19e ;

Lydie Pillet, employée de banque, membre du NPA, 2010-2013, Le Mée-sur-Seine, 77, Seine-et-Marne ;

Éric Clérin, ouvrier Renault-Flins, syndicaliste, délégué du personnel, membre fondateur du NPA, trotskyste depuis 1975, Mantes-la-Jolie, 78 ; Yvelines ;

Martine Benoist, employée, votante NPA, Houdan, 78, Yvelines ;

Patricia Ducrot, membre fondatrice du NPA, employée ; Montgeron, 91, Essonne ;

Robert Ducrot, membre fondateur du NPA, technicien, syndicaliste ; Montgeron, 91, Essonne ;

Dimitri Douillot, membre fondateur du NPA, technicien, syndicaliste, Savigny-sur-Orge, 91, Essonne ;

Pierre Pilard, employé, syndicaliste, Yerres, 91, Essonne ;

Frédérick Hillairin, salarié, syndicaliste, Bondy, 93, Seine-Saint-Denis ;

Pierre Grand, technicien photographe, Montreuil, 93, Seine-Saint-Denis ;

Josiane Mathieu, membre fondatrice du NPA, employée, Alfortville, 94, Val-de-Marne

Franck Beltrami, manutentionnaire, syndicaliste, membre du NPA de 2010
à 2104, Champigny-sur-Marne, 94, Val-de-Marne ;

Chellayee Manigaye,  mère de famille, membre du NPA 2010-2012, Alfortville, 94, Val-de-Marne ;

Maria De Oliveira Ferreira, chômeuse, membre du NPA de 2010 à 2012, Alfortville, 94, Val-de-Marne ;

Krikor Sarkissian, chômeur, membre du NPA 2010-2013, Alfortville, 94, Val-de-Marne ;

Brigitte Sery,  auxiliaire de vie, Alfortville, 94, Val-de-Marne ;

Hubert Gauthier, entré au NPA en 2010, technicien, syndicaliste ; Ezanville, 95, Val d-‘Oise ;

Jérôme Gauthier, chômeur ; Villiers-le Bel, 95, Val d’Oise ;

Angélique Gauthier, chômeuse, Ezanville, 95, Val d’Oise


Pour tout contact : site : lacommune.org

11 juin 2014, Pays Basque

Appel à constitution : Pour un Parti des Travailleurs

Commenter cet article