Démission du NPA...

Publié le par CAPM

Commentaire : Il n'y a pas qu'à Morlaix...le ver était dans le fruit (les statuts qui font du premier bureaucrate venu un petit roitelet) comme l'explique très bien la camarade. Va-t-on laisser crever ce parti que nous avons essayé de construire ensemble. Parti  de plus en plus entre les mains de petits clans bureaucratiques qui n'ont pour seul horizon que le... Front de Gauche !

Salut camarade, courage et bonne continuation... Dans le Finistère nous ne désespérons pas de rassembler les militantEs révolutionnaires. Laurent, Morlaix

 

 

Castelnau de Lévis, le 18 avril 2014

 

Camarades

 

Cette lettre pour vous informer que je mets un point final à mon engagement dans le NPA.

 

La cause ? Le refus du comité d’Albi d’accepter ma ré-adhésion après une absence de quatre années en faveur d’un militantisme dans l’Institut de Recherche et de Formation à Amsterdam (Pays-Bas) de novembre 2009 à novembre 2013.

 

Ce refus de la part d’un comité de base du NPA, est sanctionné par les statuts du NPA qui disent que c’est le comité qui « recueille les nouvelles adhésions » (voir lettre du comité de médiation du 5 avril 2014).

 

Selon ces statuts donc, le comité a le droit de me refuser SANS DONNER AUCUNE MOTIVATION. Des membres du comité ont dit plusieurs fois que le refus de mon adhésion n’est en rien politique mais purement personnel.

 

Est-il acceptable qu’un comité se réserve le droit de refuser quelqu’un-e pour des raisons prétendument d’antipathie sans aucun motif politique? Peut-il refuser n’importe qui pour une « incompatibilité » non définie?

 

Le NPA n’a pas de commission de contrôle qui veillerait à l’application correcte des statuts. Mais le NPA a une « commission de médiation ». Lors d’un litige, on peut faire appel à cette commission pour trouver une solution entre des parties en conflit.

 

Faute de mieux, j’ai donc fait appel à cette commission de médiation pour essayer quand même de redevenir membre du NPA.

 

Mais, les méthodes de travail de cette commission, sont tout, sauf démocratiques. Ainsi, cette commission décide de façon indépendante, qui elle va voir, avec qui elle discute et quelle sera l’information qu’elle transmettra aux parties impliquées dans le conflit.

 

Il n’y a aucune possibilité d’avoir un échange, une confrontation directe ou un dialogue entre les différentes parties. La commission de médiation conserve le monopole de l’information et de la connaissance du contenu des « accusations » contre une des parties. Car je n’ai pas été mise au courant de ce que les membres du comité d’Albi ont dit lors de leur réunion avec le comité de médiation. On parle de démocratie directe ? De transparence ? De respect pour les personnes ?

 

Cela me rappelle plutôt le temps de l’Inquisition où les gens étaient jetés en prison sans savoir pourquoi.

 

Sur les propositions du comité de médiation :

 

- Je trouve simplement scandaleux que la commission de médiation demande au comité d’Albi de bien vouloir prendre en compte ma volonté de militer dans différentes associations du Tarn comme militante du NPA ! Après le refus de ré-adhésion, ce serait une faveur accordée par le comité d’Albi que je milite dans mon département comme militante du NPA !

 

- La proposition de la commission de médiation, d’organiser une réunion avec une délégation du comité d’Albi, moi-même et une observateur-trice de la commission de médiation, sans un objectif clairement défini, est totalement inacceptable. Car le fait que ce comité a pu, sans aucune réaction négative dans le NPA, voter à l’unanimité une motion contre ma ré-adhésion, sans que j’aie pu aller défendre ma candidature dans le comité du NPA d’Albi et sans que ce comité n’ait à donner les raisons politiques de leur refus ( refus exprimé entre autres par de nouveaux adhérents qui ne me connaissent pas !) font que cette réunion tardivement proposée par la commission de médiation, n’a plus aucun sens pour moi.

 

- La proposition finale de « compromis » faite par le comité de médiation n’est rien d’autre que l’accord de la part du comité de médiation avec la proposition originelle du comité d’Albi, c'est-à-dire mon exclusion du comité d’Albi et l’acceptation de mon adhésion au NPA mais aussi loin que possible d’Albi dans le Tarn !

 

Le dysfonctionnement du NPA dans le Tarn n’est malheureusement ni une exception ni un fait isolé. Il fait partie d’un manque de rigueur, d’un manque de direction cohérente et d’un opportunisme pseudo-démocratique à l’intérieur du NPA qui mène aux pires aberrations.

 

Je ne quitte pas le NPA pour adhérer à un autre parti politique.

 

Je m’en vais militer en toute liberté pour les causes que je considère les plus urgentes et les plus justes actuellement : l’éco-socialisme et l’éco- féminisme.

 

Marijke

 

 

Codirecteur de l’Institut de Recherche et de Formation (Amsterdam) de novembre 2009 à novembre 2013.

Membre de la Ligue Révolutionnaire des Travailleurs, LRT (section belge de la Q.I.), depuis sa fondation en 1971

Membre de la direction nationale de la section belge (Bureau Politique, Comité Central, rédaction de l’hebdomadaire, commission femmes, …) de la Q.I dans les années ’70 et ’80.

Membre de la commission femmes de la Q.I. qui a élaboré le texte sur la libération des femmes du Congrès Mondial de 1979.

Dirigeante féministe du mouvement pour la dépénalisation de l’avortement et de la contraception en Belgique.

Militante syndicale et écologiste.

Vit en France depuis 2004 près d’Albi dans le département du Tarn.

Membre de la dernière D.N. de la LCR.

Membre fondateur et membre du CPN lors du congrès de fondation du NPA.

 

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Little Shiva 14/05/2014 16:15

Je trouve ça scandaleux, ce refus de la demande de ré-adhésion de Marijke.