Européennes : la liste Tsipras en retard d’une guerre sur l’euro !

Publié le par Le Yéti sur Rue89

Européennes : la liste Tsipras en retard d’une guerre sur l’euro !

Le Yéti
voyageur à domicile

Publié le 27/02/2014 à 17h30

Alexis Tsipras, candidat du Parti de la gauche européenne (PGE) à la présidence de la Commission de Bruxelles est prêt à discuter de tout, à une exception près : l’existence de l’euro en tant que monnaie unique !

« L’Europe traverse une crise structurelle. Il faut trouver des solutions européennes, pas quitter l’euro. »

Voilà ce qu’aurait déclaré le leader de Syriza lors d’un récent passage à Paris les 3 et 4 février 2014. En oubliant que c’est au nom de la monnaie unique que la Troïka sacrifia son pays. Et sans présenter d’autres arguments que la difficulté très supposée d’en sortir :

« L’euro c’est comme une prison. Il est facile d’y entrer, difficile d’en sortir. »

Le « Mélenchon grec » se rallie à Obama

Bien sûr, notre « Mélenchon grec » – l’expression est du magazine Challenges – usa de toute la rhétorique qui allait avec. Il en appela à une « Europe solidaire », tordit le cou aux « choix socio-démocrates » de Hollande, défendit l’idée d’« une alternative crédible » à l’UE de Martin Schulz, s’engagea à « rompre avec l’Europe de l’austérité » et à « se tourner vers l’Europe des peuples et de la croissance ».

Pour couronner le tout, Tsipras termina sa démonstration en se référant à la politique de relance menée par la Fed américaine à grands coups de planche à billets !

A ce point de conversion, le magazine Challenges, qui ne devait pas en croire ses oreilles, eût tout aussi bien pu qualifier notre croisé européen d’« Obama grec ».

Du grain à moudre pour les abstentionnistes de gauche

Très piquant en tout cas de voir ce nouveau chantre de la reprise à-tout-va défendre les vertus de la monnaie unique au moment même où les européistes les plus zélés commencent sérieusement à douter de sa pérennité :

« Il est des messages que l’on ne délivre pas avec joie : l’euro a moins d’une chance sur deux de survivre. »

Bref, Alexis Tsipras voudrait gonfler les rangs des abstentionnistes de gauche aux européennes de mai 2014 qu’il ne s’y prendrait pas autrement.

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