Roscoff. Débrayage des personnels de la clinique Kerlena

Publié le par Ouest-France

Roscoff. Débrayage des personnels de la clinique Kerlena

Ce mercredi matin, 45 employés de la clinique Kerlena, sur un effectif de 93, tous services confondus, ont procédé à un débrayage de 55 minutes.

Un acte de soutien à une collègue, ergothérapeute depuis 30 ans dans les lieux, qui a reçu le 27 novembre sa lettre de licenciement pour « raisons graves ».

Les employés de la clinique, soutenus par les syndicats (CGT, Sud et CFDT) veulent, en plus de ce fait jugé illégitime, également attirer l’attention du public et de la direction sur « la dégradation grave des conditions de travail depuis deux plus de deux ans (entre autres : perte d’acquis fondamentaux, dont la participation aux bénéfices, réduite à néant alors que la clinique était bénéficiaire il y a trois ans). »

Ces mêmes personnels précisent que « l’ambiance de travail est délétère (pressions exercées sur certains salariés pour des raisons obscures et injustifiées) ». Selon eux « de nombreux employés, de tous postes, y compris les personnels d’Elior-services, ont quitté la clinique, écœurés par les humiliations et les menaces entraînant un turnover important ».

Dans le communiqué destiné à la presse, ils précisent encore « qu’aucun dialogue, même courtois, n’est possible. Les dirigeants locaux de la clinique n’acceptant aucune remarque, même constructive, sans même parler de critique (ce mot est banni est immédiatement sanctionné) ». « La direction du Noble Age qui, à son arrivée (au mois de septembre dernier, NDLR) avait assuré qu’il n’y aurait pas de licenciements, a été alertée à plusieurs reprises de la dégradation des conditions de travail et du limant social au sein de l’établissement. À ce jour aucune réponse n’a été apportée. »

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