Rencontre CAPM et NPA du 11 décembre 2013 : Compte-rendu et commentaires

Publié le par CAPM

Compte-rendu par Sandrine (CAPM)

 

Rapide compte-rendu et point sur la réunion NPA 29 /CAPM du11/12/13 à Chateaulin.

 

Etaient présents : Gérard (NPA29), Jean-Marcel (NPA Chateaulin), Anne-Marie (CAPM), Laurent (CAPM), Sandrine (CAPM), Michel (NPA 29 ?), Jean-Pierre (NPA Morlaix), Serge (Tendance Claire NPA Brest).

 

Laurent introduit en reprenant :

  • l'histoire de sa participation au NPA Morlaix : fonctionnement non démocratique, prédominance d'une ligne ouvertement anti NPA et pro Front de Gauche, discrédit et rejet quasi systématique de ses propositions d'actions en période électorale, rencontre d'Anne-Marie, ancienne militante et candidate aux élections à plusieurs reprises pour la LCR puis le NPA à Quimper (fait non cité lors de la réunion mais bien connu localement), utilisation de sa personne pour porter la parole du NPA dans une rencontre publique FdG, NPA, EELV et PS puis lâchage lors de cette même rencontre (aucune question ni relance) et ensuite lorsque le candidat du FdG s'est senti floué par l'article du Télégramme au profit de Laurent et que les « camarades » du NPA se sont fermement opposés à ce que Laurent rencontre Ismaël Dupont pour apaiser des tensions qui n'avaient pas lieu d'être et dont il n'était pas responsable.

  • La création d'un comité NPA Morlaix Trégor est décidée suite à ses événements, le militantisme au sein du comité Morlaix nous étant apparu comme voué au règlement de querelles internes ou de confrontations incessantes, improductives et usantes. Nous étions de plus fermement attachés à un fonctionnement démocratique. Le CE avait alors enregistré notre comité.

  • Lors de l'AG du NPA 29 du 30 juin, Laurent apprend presque incidemment que notre comité aurait été invalidé par le CE sur la base d'un texte rédigé par le Comité Morlaix du fait prétenduement de l'éventualité (d'ailleurs infirmée explicitement dans la presse avant la rédaction de ce courrier) d'une candidature aux élections qui aurait pu faire doublon avec une candidature émanant de leur comité, candidature qui par ailleurs n'a jamais existé. Dommage ! Nous apprenions qu'un courrier nous discréditant et demandant notre invalidation (et non celle d'une candidature inexistante) aurait été adressée au NPA 29 et au CE sans que nous ne soyons informés de rien par personne ! Notre comité n'aurait donc aucune existence. Malgré cela (et Gérard insiste bien là-dessus comme preuve de sa bonne foi et de sa non implication dans cette affaire), on reconnaît le droit de vote à Laurent et on insiste pour qu'il l'utilise... étonnant ! François Rippe (qui allait quitter le NPA pour le FdG dans les jours qui suivaient) lui remet à l'issue de cette AG le courrier qu'ils avaient rédigé non sans une certaine délectation...

  • Nous avons conclu de cette invalidation sans aucune information ni possibilité d'explication que nous ne pouvions plus que démissionner.

  • Claude (NPA Morlaix) s'est adressé à Laurent lors d'une assemblée à Plouezoc'h (Fukushima) en déclarant que nous avions été exclus du NPA, ce qui est pour le moins lourd de significations possibles.

  • Claude a par ailleurs, et cela a été annoncé par 2 fois dans la presse, rejoint la Coopérative citoyenne (EELV/PS) candidate aux municipales de Morlaix dès décembre 2012 !

  • La création du CAPM (Comité Anticapitaliste du Pays de Morlaix) a alors été décidée.

  • Notre attachement à la ligne politique du NPA, à une lisibilité et à des moyens nous ont amenés à nouveau à souhaiter un rattachement au NPA. Ceci nécessite en préalable pour nous une mise au clair concernant :

  1. la réalité de l'invalidation par le CE, invalidation dont personne ne semble informé à Paris ?

  2. les rumeurs à l'encontre de Laurent, ce « fada » qui aurait détruit plusieurs comités à Marseille et qui se trouve grillé, (par qui ?!!), auprès des autres organisations morlaisiennes .

Jean-Pierre s'est ensuite exprimé

  • en réfutant le fonctionnement non démocratique du comité Morlaix,

  • en réfutant qu'il ait appartenu à la GA

  • en justifiant la position du CE qui ne peut accepter 2 candidatures NPA en un même lieu (ce dont il n'a jamais été question ni dans les faits ni même dans son courrier),

  • en indiquant qu'il ignore pourquoi Claude a utilisé le mot d’exclusion,

  • que la participation de Claude à la Coopérative Citoyenne avait toujours été claire et logique au vu du cheminement politique de Claude (ID), que cette coopérative n'était que depuis peu soutenue par EELV et le PS (c'est pourtant par eux que cette coopérative a été initiée) et qu'il ne devait pas y apparaître en temps que NPA (ce qui nous a été démenti par Michel Le Saint (EELV) qui dit même avoir obtenu difficilement l'accord du PS à sa participation)

  • que le fait que Laurent soit « grillé » (ne reconnaissant en rien sa participation active ou celle d'un autre ex-toujours-camarade à cela) est un obstacle important aux actions communes à mener notamment avec le FdG (retraites par ex).

Pour conclure il a indiqué qu'il avait finit de rétablir ses « contre-vérités » (lapsus amusant non?)

 

Gérard

  • Que Laurent soit« grillé » ou pas, lui-même ainsi que Janine ayant été traités de bureaucrates... il estimait que ce mode d'invectives suffisait et qu'en quelques sortes, la balle était au centre et qu'il fallait avancer (il a tout de même confondu critique de fonctionnement formulée directement et en interne et dégommage systématique d'un néo breton auprès du NPA d'une part et des autres organisations de « gauche ».)

  • Il a ensuite fermement réfuté la notion de direction du NPA 29 qui n'avait pas lieu d'être puisque le fonctionnement reposait sur une coordination.

  • Il a ensuite rappelé que nous étions arrivés dans un contexte politique difficile, que tout le monde n'était pas à la GA, qu'il y avait été puis s'en était retiré.

  • Il a admis que Louis Le Pape avait parlé en AG d'invalidation de notre comité mais que la voix de Laurent avait bien été reconnue en AG (ce qui, pour Gérard, devait là encore prouver son "innocence" ou sa non implication ainsi que celle de l'ensemble des membres présents...).

  • Il avait de plus été voté lors de cette même AG une réunion en juillet entre les membres de ces deux comités. (au fait comité ou pas comité?)

  • La question maintenant est : Peut-on travailler ensemble ?

 

Laurent

  • Il réaffirme que le texte rédigé par François et Jean-Pierre (au moins ?) n’aborde à aucun moment la question d'une candidature possible mais demande bien explicitement l'invalidation du comité Morlaix-Trégor et interroge sur les suites données à ce texte.

  • Il affirme qu'il a été dit en AG que Laurent avec sa femme avait cassé des comités à Marseille.

 

Michel confirme la rumeur qui est selon lui tout à fait répandue et qu'il l'a entendue de la bouche d'AK.

 

Serge

  • indique qu'il a lui-même subi ce genre de procédés en tant que membre de la tendance Claire. Il affirme qu'il s'agit d'un « argument » simple face à une personne que l'on ne sait pas gérer politiquement et que ce procédé a été couramment utilisé dans le passé et dernièrement par la GA.

  • Il considère que la situation a avancé avec le départ de la GA, GA qui tape aujourd'hui allègrement sur le NPA et ce malgré des initiatives courageuses comme à Quimper notamment.

  • Il s'adresse à Gérard pour lui indiquer que sans être chef, il est "animateur" de fait du NPA et c'est d'ailleurs à ce titre qu'il est présent ici.

  • Il faut aujourd'hui passer par-dessus tout cela et se référer aux textes et aux statuts. Il y a 4 comités à Rouen, ailleurs aussi...

  • Pensez-vous (CAPM et Jean-Pierre) pouvoir fonctionner ensemble ou non ?

  • La question de la légitimité de votre appartenance au NPA ne se pose pas, il n'y a qu'à voir votre blog...

  • Les instances du NPA29 ne sont de toutes façons pas décisionnaires là-dessus.

 

Michel

  • S'il n'y a pas de texte d'invalidation, le comité existe encore

  • Il est pour l'existence d'un comité unique sur Morlaix

 

Gérard

  • demande donc si le comité existe encore ou non ?

  • Précise qu'il n'a jamais prononcé un mot de calomnie en AG.

  • Demande s'il est possible de militer ensemble ou non ?

 

Jean-Pierre

  • C'est notre démission qui a provoqué notre disparition, pas l'invalidation (manque pas d'air)

  • l'existence de 2 comités à Morlaix pose un problème de lisibilité politique.

 

Serge

  • C'est à l'échelle de Morlaix que cela doit se décider

 

Laurent

  • Je pose 2 questions : une de l'ordre statuaire juridique, comment les faits se sont-ils vraiment déroulés par rapport à notre comité et Jean-Pierre et ceux qui ont agi avec lui peuvent-ils reconnaître qu'entre militants, on ne fait pas ça, qu'il y a eu des erreurs ?

  • Dans un 2me temps seulement, si l'on travaille ensemble, il est indispensable de relégitimer de notre comité par la présence par exemple d'Alain Krivine, de Gérard, de Janine, de ceux qui ont participé à tout ce discrédit (pour être gentils) à Morlaix.

 

Serge

  • propose la condamnation « officielle » des pratiques de rumeurs en AG Finistère (Gérard fait la moue avant de dire un peu acculé que cela pourrait être envisageable)

 

Jean-Pierre s'est un nouvelle fois esclaffé grassement et avec toute la morgue dont il est capable lorsque Laurent a évoqué la venue dans notre comité de 2 nouvelles personnes qui se rapprochaient de nous.

 

Laurent, en effet excédé par ces procédés de déni de notre existence et de nos demandes, se lève indiquant qu'il n'y avait donc aucune possibilité de "sortie de crise"(façon aimable de désigner un assassinat en règle) avec eux et de réhabilitation, conditions préalables indispensables à notre réadhésion au NPA.

 

S'en est suivi une sorte de désarroi affiché de l'assemblée auquel Michel a mis fin en frappant violemment sur la table (renversant mon verre). Je me lève là aussi pour partir.

 

 

Commentaire d'Anne-Marie :

 

Quand on veut tuer quelqu'un, rien de mieux que le silence. L'exemple vient du livre où pas de critique élimine plus sûrement qu'une mauvaise critique qui a l'avantage ou l'inconvénient d'au moins citer le livre.

En politique, il semble que c'est la même chose, l'oubli est recommandé, les mauvais coups, les bassesses, voire seulement le débat, la contradiction sont à mettre au pilori, à oublier. Il s'agit de blanchir la mémoire, cela n'a pas eu lieu, n'a pas existé, on recommence comme si de rien n'était.

Ici en politique on s'attaque à des personnes, puis on leur demande d'oublier pour un bien supérieur. Comme les secrets de famille, dans la famille, certaines choses ne peuvent être dites, reconnues car elles mettraient en péril certains membres ou la famille elle-même. Il s'agit de silence, d'indifférence, de non-dit loin de toute parole.

Comment trouver alors un peu de vérité ?

 

Commentaire de Sandrine :

Je ressors personnellement de cet échange stupéfaite que le NPA29 tout comme Jean-Pierre aient choisi de se protéger ainsi en glissant, surfant sur la question de l'invalidation qui n'a finalement pas eu lieu s'exemptant aussi facilement de toute responsabilité.

Je m'étonne aussi que l'on accorde pas plus d'importance que cela à la réputation de "casseur de comités" de Laurent et de "sa femme" (sexisme, quand tu nous tiens... y compris dans une organisation révolutionnaire et féministe), réputation qui serait venue ou aurait été confirmée par Alain Krivine (qui n'a pas jugé utile de répondre à la longue lettre que lui a adressée Laurent et où il lui demande ce qu'il en est) et gentiment véhiculée par nos camarades morlaisiens ce que Jean-Pierre a fini par reconnaître du bout des lèvres mais en l'assumant tout de même. Laurent a pourtant indiqué que, bien qu'au chômage non indemnisé, il était prêt à payer le voyage aux camarades de Marseille. Cela n'a semblé intéresser personne. Le NPA 29 et Morlaix seraient donc tout à la fois prêts à croire à n'importe quelle calomnie (qui pourrait vraisemblablement les mettre en danger...) et à la propager et dans le même temps à militer sereinement avec nous ?!!!

Gérard n'a cessé d'invoquer la confiance qui devait être un préalable réciproque à un travail commun. Qui ne serait pas d'accord avec cela ?

Mais suffirait-il de déclarer une confiance mutuelle pour qu'elle existe alors que l'on refuse de parler clairement des problèmes passés et de ce que nous avons subis ... il suffirait donc de ne plus s'en occuper ???

Pour nous, la posture est trop facile, elle ne permet en rien d'instaurer un climat favorable à un travail commun en « confiance » et nous semble plutôt là pour protéger les uns ou les autres, au nom d'une amitié, d'une antériorité de présence ou, pourquoi pas, d'une connivence politique interne ou vis à vis du FdG et de quelque(s) (ex)-camarade(s) .

Certains peuvent donc répandre des rumeurs (y compris en AG, en février 2013, ce qu'a finalement reconnu Jean-Pierre sous les questionnements répétés de Laurent) sans aucune réprobation (sauf d'une camarade Annick vite remise à sa place par les "animateurs") tandis qu'un autre, au prétexte qu'il aurait peut-être dit , excédé, d'une camarade qu'elle était "mal baisée" (ce qu'il dément), se voit interdit de présence au local à Brest et de toute participation à une réunion où la camarade serait présente (et ce, sans limite dans le temps)  ???!!!

Le féminisme a bon dos, ce n'est en tout cas pas la conception que je m'en fais. En tous cas, c'est pour le moins ce qui s'appelle pour moi faire 2 poids, 2 mesures.

Quoiqu'il en soit des casseurs de comité, il y en a bel et bien dans le 29, ce sont tous ceux qui ont participé activement à la vraie fausse invalidation de notre comité Morlaix Trégor ainsi que ceux qui ont lâchement laissé faire, certains en se frottant visiblement les mains !

 

Le NPA me semblait avoir besoin de forces dans cette période de transition difficile, visiblement nombre de camarades préfèrent l'entre-soi, quitte à perdre une partie de ses militants et pire encore à les combattre ! La gauche d'aujourd'hui se réduit déjà à si peu et certains au NPA se permettent de l'affaiblir encore !

 

Commentaire de Laurent :

 

Le problème de la rumeur, c'est que démentie ou pas, elle fait toujours les mêmes dégâts.

Les spécialistes expliquent d'ailleurs qu'on ne peut rien faire contre, que l'on se taise ou que l'on démente, rien n'y change. Mais il est toujours plus satisfaisant pour ceux qui en sont victimes, sans se faire aucune illusion, de la démentir publiquement. C'est pourquoi je décide avec les camarades du CAPM, ce que nous nous étions refusés à faire jusqu'à présent, de mettre publiquement cette histoire sur la place publique. On ne nous fera pas taire au nom de l'unité et de la préservation du parti. Nous tenons à la disposition de tous ceux que ça intéresse l'ensemble des documents qui s'y rattachent. C'est pour moi, pour nous, une façon de tourner la page.

 

Un petit peu de temps pour réagir à la réunion entre le CAPM et le NPA 29 qui a eu lieu le 11 décembre à Chateaulin.

Le but de cette rencontre était de voir comment nous pouvions éventuellement travailler, militer ensemble, sachant que les membres du CAPM présents à cette réunion sont tous d'anciens membres du NPA voire de la LCR.

 

Un peu d'histoire pour essayer de comprendre cette triste histoire :

 

Le comité NPA que nous avions créé en avril 2012 à Morlaix visait à constituer un comité indépendant du comité "existant" et moribond du NPA Morlaix , une partie annonçant sa volonté de rejoindre le FdG, une autre de "rester" au NPA mais sans militer !(voir notre texte "Osons la démocratie")

Nous avons appris, par hasard, lors de l'assemblée générale de congrès du 30 juin 2012 l'invalidation de notre comité par le CE du NPA sur la base d'un texte, écrit par les partants du NPA Morlaix et le camarade restant, texte dont nous ignorions jusqu l'existence ! Cette décision du CE dont a fait part Louis, élu à la CPN, à été immédiatement confirmée par Gérard, Janine (Quimper) et François et Jean-Pierre (Morlaix).

Suite à la lecture de ce texte, à la "décision" du CE, à la "forme" du procès qui s'est donc fait sans que nous en soyons informés, nous avons décidé unanimement de démissionner du NPA écœuréEs par ces méthodes fort peu démocratiques...

Durant cette année nous avons chacunE milité sur Morlaix ou syndicalement dans nos emplois, nous nous réunissions de manière informelle et continuions à essayer de "faire politique"... Nous restions en contact avec nombres camarades du NPA Finistère qui faisaient le même constat que nous sur le fonctionnement fort peu démocratique de ce département (j'y reviendrai plus tard). Il est vrai que ces camarades se sont retrouvés principalement autour de la campagne Philippe Poutou et, à cette époque, il défendait la ligne majoritaire nationale et... minoritaire au niveau du Finistère.

 

Dans la presse locale nous avons appris que le NPA Morlaix soutenait la démarche de la "Coopérative citoyenne" initiée par EELV et dans laquelle se retrouvait le PS morlaisien (soutien fervent de la ministre ultra-libérale Lebranchu), de l'UDB et du ...NPA pour présenter une liste aux municipales à Morlaix, "déconnectée", bien sûr, des questions nationales (avec l'argument imparable : il ne faut pas tout mélanger entre le local et le global !).

 

Le bal des faux-culs

 

Consternés par ce que nous apprenions, et après confirmation que les camarades de Morlaix avaient pleinement (ce n'est plus le cas aujourd'hui !) assumé cette prise de position depuis près d'un an, nous avons pris la décision de créer le CAPM (Comité Anticapitaliste du Pays de Morlaix) pour qu'une autre voix se fasse entendre. Après que nous ayons mis l'affaire sur la place publique et visiblement sur ordre de Paris, le NPA Morlaix a renié cette prise de position et le camarade présent dans cette coopérative citoyenne a démissionné du NPA. Le NPA Morlaix, s'est alors tourné, d’après ce que nous avons appris par son dernier militant restant lors de la réunion du 11/12/13, vers le Front de Gauche pour "négocier" le soutien du NPA au Front de Gauche si celui-ci s'engage à ne pas appeler à voter pour le PS au 2ème tour (position avec laquelle nous serions tout à fait d'accord si...elle était sérieuse). Le Front de Gauche par la voix de sa tête de liste expliquait dans un article, début novembre, qu'ils participeraient au deuxième tour des municipales avec le PS et EELV car ils ont ensemble des "valeurs communes". La messe est dite !

 

Pendant ce temps, l'ex-camarade du NPA qui a rejoint le FdG et son acolyte au NPA Morlaix, relayé, nous ne l'apprendrons que très récemment, par Alain Krivine (ceci nous sera, aussi, confirmé lors de cette réunion par Michel) ont fait circuler les rumeurs, les insultes et les calomnies (sexistes entres autres) les plus infamantes à notre encontre. Incapables de faire de la politique, ils pensent se débarrasser de ceux qui les embarrassent, les dérangent en les attaquant jamais devant eux (quel courage !).

Nous pensons malgré tout qu'il est important de dépasser ces problèmes démocratiques graves car nous avons, aujourd'hui, besoin de réunir nos forces face à l'offensive que nous subissons tous par la politique gouvernementale, le Medef et la stratégie suicidaire du FdG. La révolte dite des Bonnets Rouges en est une des principales illustrations.

Nous avions mis 2 préalables à poursuivre la discussion avec le NPA Finistère et le NPA Morlaix.

 

L'un statutaire, juridique :

Avions-nous été réellement "invalidés" par le CE ?

Si oui, comment peut-on instruire un procès à charge sans jamais permettre à ceux que l'on met en cause d'être informés des griefs qui leur sont imputés, ni que l'instance (CE) qui prend cette décision ne prennne même la peine d'en prévenir les intéressés ? Même le droit bourgeois te permet de te défendre et d'être informé !

Si non, alors cette décision qui n'aurait, donc, jamais existé et qui a été la cause principale de notre démission (l'autre étant le torchon écrit par François et Jean-Pierre) n'aurait plus lieu d'être ?

L'autre éthique :

Comment peut-on militer avec des "camarades" qui vous salissent, qui font circuler les rumeurs les plus infâmes à votre encontre. Comment un camarade du national, pour qui j'avais le plus grand respect, Alain Krivine, peut-il faire circuler de telles saloperies (voir en pièce jointe le courrier que je lui ai écrit, et auquel il n'a pas répondu à ce jour (2 mois!) dès que j'ai appris ce que j’espérais n'être alors que des rumeurs visant à salir ce camarade, mais qui malheureusement ont été confirmées lors de notre réunion de décembre) ? Parce que le "camarade" qui dirigeait le NPA morlaisien et qui est parti au FdG était son ancien garde du corps ? Son ami ? Je ne rentrerai pas dans l'escalade infâmante de rechercher celui qui aurait dit le plus de saloperies sur l'autre ! Ce que je peux dire c'est que j'ai rarement vu autant de haine dans un lieu aussi clos et autant restreint.

Sur ces deux points les camarades du NPA, chacun pour des raisons différentes, n’ont pas voulu donner suite...mais d'une manière assez particulière !

Sur le premier point (l'invalidation par le CE) ils ne se...souvenaient plus...est-ce bien de l'invalidation du comité dont a parlé le CE ou de l'invalidation d'une candidature pour les législatives (que nous n'avons jamais faite)...je ne me souviens plus... de toute façon c'est Louis qui a dit cela et il n'est plus ...au NPA...mais alors si il n'y a jamais eu invalidation nous sommes toujours au NPA...non, non dit le camarade morlaisien, vous avez démissionné, vous avez démissionné et on ne peut revenir là-dessus...etc... l'Amnésie...génial, on avait fait toutes les hypothèses mais pas celle de l'amnésie...comme on est encore naïfs...mais on n'est pas au bout de nos surprises.

Sur la question éthique, un camarade (Serge) explique que de toutes façons, il faut dépasser ce conflit (nous sommes là-dessus d'accord) et que pour le dépasser il faut...comment dire, oublier, dépasser, oui le bon mot c'est bien dépasser, toutes ces histoires qui ne font que nous empêcher de militer ensemble. Il reconnaît que ce que nous avons subi est inqualifiable, il l'a subi lui-même et si nous voulons faire évoluer ces comportements...il nous fallait...

En général, j'aurais été d'accord, mais là certains "camarades" avaient pour moi été trop loin, au regard entre autre de mon engagement au cours de ces 40 dernières années auprès de la LCR puis du NPA, et nous ne pouvions accepter de poursuivre, si il n'y avait pas (nous ne demandions pas d'excuses) au moins un regard critique sur ces pratiques inqualifiables d'un autre âge ( ou bien suis-je vraiment naïf ?) aussi bien au niveau local que national.

Un autre camarade (Gérard) a mis sur le même plan la critique que j'aurais formulée sur son fonctionnement bureaucratique et les calomnies, les rumeurs dont j'ai été l'objet, le sexisme dont a été victime ma compagne, les rumeurs malveillantes concernant Anne-Marie.

Le camarade de Morlaix a refusé de dire comment, par qui, il savait les rumeurs qu'il faisait allègrement circuler (y compris publiquement en AG départementale), il a même invoqué le droit à la "protection de ses sources", comme s'il se prenait pour un journaliste menacé par un pouvoir prêt à tout ! N'importe qui peut dire n'importe quoi sur n'importe qui et ne pas avoir de compte à rendre ? C'est un petit peu facile ! Même pas un début de semblant d'excuses, de "j'ai déconné", de je sais pas quoi, mais de regard critique au moins ! Pitoyable !

L'ensemble des camarades ont même refusé de regarder les documents que je produisais pour étayer mes dires...

On nous accuse de ceci ou de cela, à telle date, dans tel lieu, je montre que c'est faux, ils ne veulent pas voir et passent à autre chose...

Cette façon de nous nier fait partie aussi de ce qui est pour nous inadmissible !

Faux militant, faux poète, faux-cul...

JP explique que je suis totalement "grillé" auprès du Front de Gauche. Bien sûr, cela fait plus d'un an que lui et son copain François s'y emploient, donc il est logique que je le sois et lui, toujours avec son copain s’emploient aussi à discréditer, et ce bien avant que je sois là, le NPA, l'idée de l'anticapitalisme...à Morlaix

Lors de cette réunion de décembre les camarades voulaient avec insistance que nous rejoignions le NPA (bizarre de vouloir intégrer des "casseurs"...) mais ne voulaient en aucun cas que nous parlions du passé. Ils nous répétaient "allons, passons là-dessus, et est-ce que nous pouvons militer ensemble" ? Surréaliste...

A la fin de cette réunion où se confrontait le besoin de vérité et l'envie de construire à l'amnésie, la négation des autres et le fonctionnement bureaucratique, je me suis permis de rompre avec la routine très formaliste (ça donne d'ailleurs à réfléchir sur le caractère "démocratique" de cette façon de débattre) de l'inscription pour prendre la parole et alors que j'avais posé X fois la même question sans obtenir une seule réponse je "m'acharnais" sur une seule question et exigeait inlassablement une réponse ce qui ne plut pas à l'un de nos camarades qui tapa "énergiquement" sur la table pour rétablir l'ordre (son ordre), fit vaciller les verres et épouvanta quelques camarades par cette violence qui n'augurait plus rien de bon...

Il fallait visiblement nous soumettre ou partir...Nous choisîmes de partir...

Comment militer avec des personnes (oh je sais ils ne sont pas nombreux mais tiennent le pouvoir) qui vous nient, vous méprisent et méprisent d'ailleurs tous ceux qui s'opposent à eux, qui participent activement à la dépolitisation ambiante...Attendre le prochain coup de poignard dans le dos, pour moi, pour l'unE d'entre nous ou même l'unE d'entre eux, (un entre-soi de plus en plus réduit, malheureusement).

On peut légitimement se demander qui est responsable de cette casse ?

On peut légitiment se demander comment fonctionner démocratiquement ensemble pour construire une organisation révolutionnaire, entre centralisme démocratique et démocratie horizontale ?

De notre "histoire", il nous faut tirer des leçons, positives, constructives, qui nous permettent de développer cet outil dont nous avons tant besoin pour savoir proposer au plus grand nombre une politique alternative, anticapitaliste, révolutionnaire, féministe...une politique de rupture.

Nous ne nous résignerons pas, et malgré ces coups durs, nous construirons sur Morlaix ce pôle anticapitaliste indispensable, ouvert et démocratique, mais savons aussi que des camarades écoeuréEs s'en vont, sur la pointe des pieds, ne militent plus et à ceux-là, nous leur disons que sur le Finistère, nous pouvons nous retrouver, construire ensemble, tranquillement, sereinement, de nouveaux espaces politiques, de nouveaux lieux de confrontation de nos pratiques militantes dans le respect des unEs et des autres, en travaillant sur ce nécessaire fonctionnement démocratique qui nous mine tant mais qui est la condition nécessaire pour nous organiser, pour militer ensemble...

 

Which side are you on ?

Moi j'ai choisi, j'attendrai de voir, avec le NPA 29, si nous serons, un jour, sur les mêmes choix !

 

 

Texte Osons la démocratie

Lettre à Alain Krivine, restée sans réponse

Rencontre CAPM et NPA du 11 décembre 2013 : Compte-rendu et commentaires

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