N’insultez pas les filles ! Monthéus

Publié le par Monthéus

Ah ! combien de jeun’s ouvrières,
Ah ! combien de petits trottins,
Qui voudraient, ayant l’âme fière,
Qui voudraient suivre le bon chemin.
Mais hélas les patrons d’usine
Sont pour ell’s maint’nant sans pitié,
Ils leur donn’nt des salair’s de famine,
V’là pourquoi y tant d’prostituées

 

Refrain
N’insultez pas les filles
Qui s’vend’nt au coin des rues,
N’insultez pas les filles
Qu’la misère a perdues.
S’il y avait plus d’justice
Dans notre société
On n’verrait pas tant d’vices
S’étaler su’l’pavé

 

Oui mon cœur bondit de colère,
Quand je vois ces exploiteurs
Qui sans hont’ viv’nt de la misère
Et de plus sont couverts d’honneurs ;
Ces gens-là nous parl’nt de morale !
Taisez-vous, baissez votre front,
C’est vous qui avez les mains sales !
La misère n’est pas un affront.

 

Au refrain

 

Quand on rafle ces pauvres filles,
Comm’ c’est pas du monde aristo,
On les jett’ comm’ de vraies guenilles
Dans l’panier qui va au dépôt.
Mais quand c’est un’ catin très vile,
Femm’ du mond’ qui fait des sal ‘s coups,
On lui donne une automobile,
Et les juges s’mett’ent à ses genoux.

 

Refrain

 

Respectez donc les filles
Qui s’vend’ent au coin des rues,
Respectez donc les filles
Qu’la misère a perdues ;
Pour qu’les rafles soient sérieuses
Montez dans les salons,
Vous y trouv’rez des gueuses
Qui versent le poison.

N’insultez pas les filles ! Monthéus

Publié dans Musique, Féminisme

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